Indemnités de fin de carrière 

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Les entreprises ont pour obligation, lors du départ à la retraite d’un salarié, de lui verser une prime de fin de carrière, plus connue sous le nom d’indemnités de fin de carrière (IFC). Pour l’entreprise, elles constituent une partie importante du passif social de l’entreprise, dont le montant doit obligatoirement être évalué et inscrit dans les annexes de ses comptes. Comment fonctionnent ces indemnités de fin de carrière ? Les Dossiers de l’Epargne vous donnent les clés des IFC.

Une charge financière importante pour l’entreprise

Les indemnités de fin de carrière sont une obligation légale que l’entreprise doit à son salarié lors de son départ en retraite. Son montant est fixé via un minimum légal mais les primes de fin de carrière peuvent être améliorées par la convention collective ou par le contrat de travail dans certains cas.

Le montant de l’indemnité fin de carrière est fonction de l’ancienneté du salarié et de son salaire en fin de carrière. Ainsi, le dernier salaire que touchera l’employé peut parfois tripler, ce qui impacte fortement la masse salariale de l’entreprise. C’est d’autant plus vrai quand les départs à la retraite se suivent !

Le montant des indemnités de fin de carrière

Outre l’ancienneté et le montant du salaire, tout dépend si le départ à la retraite est à l’initiative de l’employeur ou du salarié. En effet, en cas de mise à la retraite par l’employeur, l’indemnité prévue pour le salarié est en principe plus élevée qu’en cas de départ à la retraite « classique ».

Cela s’explique par le fait que, dans ce cas précis, le montant de l'indemnité de mise à la retraite correspond au moins à celui prévu en matière de licenciement.

En cas de départ à la retraite à l’initiative du salarié, voici les montants minimums légaux :

- 10 ans d’ancienneté : ½ mois de salaire

- 15 ans d’ancienneté : 1 mois de salaire

- 20 ans d’ancienneté : 1 mois ½ de salaire

- 30 ans d’ancienneté : 2 mois de salaire

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